YA ME IMAGINABA YO

Je m’voyais déjà

Henri Toulouse-Lautrec, Jane Avril

   Esta divertida canción de Charles Aznavour  ha sido recientemente versionada por una de nuestras estrellas preferidas, PHILIPPE JAROUSSKY, en un recital en París en el Théâtre des Champs-Elysées llamado PHILIPPE JAROUSSKY & FRIENDS, donde pasa revista a varias composiciones de muy distinto signo, estilo y época acompañado de dos grandes damas de la lírica mundial y unos músicos soberbios: los hermanos Capuçon en su  Quatuor Ebène, el pianista Jérôme Ducros, y las maravillosas Natalie Dessay y Karine Deshayes. Jaroussky toca también el piano a seis manos con Ducros y Capuón, e incluso el violín. Mostró su voz de contratenor, pero también esa que tiene natural, la de un magnífico tenor. Este es el caso. Elegancia purísima, un concierto absolutamente divertido, en el más estricto sentido del término.  Además, pocas veces se puede asistir a un concierto donde los músicos se lo pasan también en grande, y donde uno llega a pensar si tal virtuosismo no será algo de nacimiento.

   Dejamos el texto de la versión de la canción de Aznavour que ofrecieron estos artistas:

A 18 ans, j’étais déjà vedette,
sans avoir fait aucun effort pour ça ;
A 35 ans, les records de recette
continuaient d’être battus par moi.
Je n’avais rien à souhaiter en somme, pourtant j’étais rongé par un désir
N’être qu’une débutante sans le moindre avenir, j’ai tout tenté pour le redevenir.

Je m’voyais déjà
en bas de l’affiche,
chantant la première devant un public qui n’écoutait pas
Je m’voyais déjà
avec un pianiste
que mon tour de chant, manifestement,
N’intéressait pas.

Je guettais en vain,
restant en coulisse,
le moindre regard de l’un des artistes qui passaient après moi
Je m’voyais déjà
C’est là que j’insiste
Offrant des photos à des spectateurs qui n’en voulaient pas.

J’ai tout essayé vraiment
pour rentrer dans l’ombre
J’ai pris le métro, j’ai fait des ménages, ach’té à crédit
Si les contrats pleuvent toujours
et en très grand nombre
Ce n’est pas ma faute, mais celle de journaux, des impressarii.

Ça m’aurait tant plu
de faire antichambre
Laisser mon adresse et sans qu’on m’écrive attendre patiemment
Et puis tous les soirs
Pour pouvoir attendre
Je m’voyais déjà garder des bébés comme les étudiants.

J’assortis mes voitures à mes savates,
et je les jette dès qu’elles sont rôdées
Ça n’est vraiment pas pour faire de l’épat’,
mais pour éviter d’être démodée.
Auprès de mon château le plus modeste, celui de Versailles ressemble à un taudis
Les hommes les plus beaux veulent dev’nir mon mari, en ignorant le rêve que je poursuis.

Je m’voyais déjà
Partir en tournée
Portant les valises, règlant les lumières, tirant les rideaux,
Je m’voyais déjà
Après la soirée
Balayant la salle avec les serveurs dans les casinos

Par économie
Au bord de la route
J’faisais du camping, mangeant des sandwiches, roulant en solex
Et pour les étapes
Paraissant moins courtes
Je m’voyais déjà faisant d’l’autostop sans aucun complexe.

J’ai même essayé, j’vous l’jure, pour que ma gloire cesse,
De dire des âneries dans toute la presse d’un ton véhément
Mais par entêtement, sans doute, plus que par tendresse
On crie au génie, et quand je dis « merde », c’est du Montherlant.

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Acerca de Maite Jiménez

Profesora de Latín y Griego de Secundaria. Traductora. Me gusta viajar. Adoro la música.
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